Photographie du robot Spoutnic de Tibot.

5 idées reçues sur la robotisation

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25 septembre 2022

Gabriel Laurent

Comme dans de nombreux secteurs, la robotique a fait son apparition dans l’élevage de volailles depuis quelques années. Assistant du quotidien, le robot avicole permet aux éleveurs de gagner du temps et de travailler dans de meilleures conditions. Vous êtes sceptique ? Découvrez les idées reçues les plus répandues au sujet du robot avicole et les explications de l’équipe Tibot.

 

Sommaire

1. Le robot avicole, c’est mauvais pour les volailles

2. Le robot avicole, c’est gadget !

3. La technologie, c’est forcément compliqué

4. Un robot avicole doit être difficile à entretenir

5. Le prix d’un robot avicole est très élevé

 

1. Le robot avicole, c’est mauvais pour les volailles

À l’heure où le bien-être animal occupe le devant de la scène, peut-être vous interrogez-vous sur la réaction des animaux face à un robot avicole. Celui-ci tournant dans le bâtiment pour faire bouger les volailles, il est légitime de s’interroger sur son impact. Existe-t-il un risque de blessures pour les animaux ? Les poules ou les dindes sont-elles exposées à un stress supplémentaire ?

Dans les deux cas, la réponse est non ! Les robots avicoles sont conçus pour s’adapter à leur environnement et au type d’élevage. Il suffit donc de faire quelques réglages pour la détection et la stimulation des animaux. Une fois ces précautions prises, vos poules ou vos dindes ne risquent rien. Au contraire, les retours d’expériences des éleveurs démontrent que le robot contribue à diminuer les comportements comme le piquage. En pratique, le robot vient enrichir le milieu : comme c’est une source de distraction, les volailles disposent d’une occupation, bougent, voire le suivent. Le robot a donc tout bon en matière de santé animale. Non seulement il joue le rôle de coach sportif en faisant en sorte que les animaux restent en bonne forme physique, mais il participe à la diminution du stress et de l’agressivité.

Ce phénomène a par exemple été constaté par Fabien Le Bihan, éleveur de dindes repro à Guiclan, dans le Finistère. Il a observé une baisse de la nervosité chez ses animaux, ce qui présente un intérêt au moment des inséminations artificielles (IA).

« Nous avons remarqué cela lorsque le robot était utilisé sur la moitié du poulailler. Les dindes qui avaient le robot ne réagissaient pas de la même manière que les autres, elles étaient plus calmes lors de l’IA. Je pourrais ajouter qu’un animal qui est actif sera plus en forme, ne va pas couver et cela va forcément impacter le taux de fertilité et de fécondité qui sont des critères très importants dans notre métier. »

 

2. Le robot avicole, c’est gadget !

Aujourd'hui, pourriez-vous vous passer de vos nids automatiques ? De la même façon que ces équipements se sont imposés il y a une dizaine d’années, le robot avicole est en passe de devenir un matériel incontournable. Même s’il ne supprime pas totalement la nécessité de passer dans votre bâtiment, il procure de réels bénéfices, lesquels ont été mesurés.

Baisse du taux de ponte au sol et gain de productivité

En dérangeant les volailles, le robot les incite à aller pondre au nid. Cela donne moins d’œufs déclassés et un meilleur rendement. Si les résultats varient en fonction des souches et de l’utilisation que chaque éleveur fait du robot, ils sont toujours significatifs. Benoît Savary, éleveur de poules repro à Bouchamps-lès-Craon (53), a ainsi pu faire passer son taux de ponte au sol de 18 à 3% en quinze jours, sur un lot âgé de 28 semaines tout en passant deux fois dans son élevage pour faire bouger les poules.

Une meilleure fertilité

Selon une étude menée par Hubbard, référence mondiale dans la sélection de la volaille de chair, l’utilisation du robot durant deux semaines consécutives augmente l’activité de cochage de 30%, avec un effet améliorateur jusqu’à 5 points du taux de fertilité.

Gain de temps

Moins d’œufs au sol, c’est moins de temps passé à ramasser. Là-aussi, les chiffres varient selon les caractéristiques de l’élevage, mais il est certain que le robot permet d’espacer les passages dans le bâtiment et de retrouver du temps pour d’autres activités sur l’exploitation. Selon les statistiques menées par les équipes Tibot à partir des retours utilisateurs, le gain de temps par jour est de l’ordre de 75/90 minutes en poules repro, 90/120 minutes par jour en dindes repro et 45 minutes en poules pondeuses.

 

3. La technologie, c’est forcément compliqué

La technologie ne rime pas toujours avec complexité ! En réalité, utiliser un robot avicole s’avère très simple. Dans le cas de Spoutnic, aucune installation logicielle ou matérielle n’est nécessaire. Il peut donc être mis en route dès sa réception.

Tout a ensuite été pensé pour que le fonctionnement soit facile. Il suffit ainsi d’appuyer sur un bouton pour démarrer le robot et d’effectuer les réglages de votre choix à partir d’un boîtier. Doté d’une bonne autonomie, le robot circule dans votre bâtiment sans avoir besoin de votre intervention jusqu’à 10 heures. Il est équipé d’une batterie, qui s’alimente avec un chargeur à brancher sur le secteur.

Rien de bien compliqué donc ! Vous restez de plus complètement maître de votre élevage : c’est vous qui faites la programmation horaire (heure de démarrage et heure de fin) et qui choisissez les stimuli les plus adaptés en fonction de la connaissance que vous avez de vos volailles. Différents sons et lumière, vitesse, ajout de drapeaux qui s’agitent…c’est vous qui déterminez la façon dont le robot va agir dans le bâtiment, la seule précaution consistant à miser sur un changement de stimuli pour conserver l’effet de surprise et éviter l’habituation des animaux.

 

 

4. Un robot avicole doit être difficile à entretenir

La robustesse est un élément à prendre en compte dans la conception d’un robot avicole. Chez Tibot par exemple, nous avons misé sur des matériaux solides et qualitatifs, ce qui rend Spoutnic résistant, comme l’explique Edern, notre responsable SAV :

« Les retours SAV sont extrêmement rares et lorsque cela arrive, il s’agit de pannes communes, comme une ampoule qui lâche. En revanche, aucune panne n’est liée à la conception. En trois ans, je n’ai jamais eu à changer une seule batterie. La moustache, qui correspond à la partie à l’avant, peut prendre des millions de chocs avant de devoir être changée. Le capot est lui aussi très résistant : si le robot frotte sur un pied de chaîne ou si une poule donne des coups de bec, il rayera, mais sans être traversé. Ceci étant, nous avons eu un problème sur la version 2 du robot : les poules arrachaient les Led du capot. Nous les avons remplacées par une barrette de Led fixée sous le capot, mais visible grâce à une zone de transparence. C’est l’avantage d’avoir une petite équipe dans laquelle le SAV et le service Recherche et développement sont proches : lorsqu’un problème est constaté chez un éleveur, nous réagissons tout de suite pour le régler et faire en sorte que ça n’arrive plus. »

Par ailleurs, la désinfection se fait en suivant votre protocole habituel, en chambre de nébulisation par exemple. Résistant à la poussière, l’ammoniac et l’eau, le robot avicole a été pensé pour éviter la création de “nids à poussière ou bactéries”. Pour le nettoyer, vous n’avez qu’à démonter les roues et les passer au jet à haute pression, puis à passer un simple coup d’éponge avec votre produit désinfectant.

 

5. Le prix d’un robot avicole est très élevé

Il arrive que des éleveurs trouvent le prix d’un robot avicole élevé, la plupart du temps en le comparant à celui d’un robot tondeuse par exemple, ou en considérant qu’il ne s’agit après tout « que d’un robot qui roule ». Or, un robot avicole n’a rien à voir avec une tondeuse ou un robot aspirateur : il nécessite un effort technique bien plus grand à la conception, dans la mesure où il évolue dans des environnements contraignants. S’ajoute à cela qu’il rencontre des obstacles mobiles (les volailles), qu’il ne doit ni blesser ni affoler…

Indépendamment de l’effort technologique, la question du prix mérite d’être envisagée sous l’angle des bénéfices qui peuvent raisonnablement être attendus. Sur ce sujet, les éleveurs qui utilisent Spoutnic (commercialisé au prix de 6800 euros) indiquent rentabiliser leur robot en 6 à 12 mois seulement.

Nos équipes ont d’ailleurs réalisé une expérimentation dans un élevage de 30 000 poules pondeuses (souche Lohmann Blanche), en comparant les résultats obtenus entre deux lots différents (l’un avec robot, l’autre non). Sur une durée de lot de 77 semaines, avec un prix d’œuf au kilo de 0,76 €, l’éleveur a gagné 400 œufs au nid par jour avec le robot, soit un gain total estimé de 10 240 €. Vous le voyez, un robot avicole n’a rien d’un gadget !

Bénéfique pour les volailles, il améliore vraiment la rentabilité de votre élevage, sans pour autant être difficile à utiliser ou entretenir. Vous souhaitez faire le calcul ? Utilisez notre simulateur pour obtenir le coût de la ponte au sol avec et sans robot.

Photo de

Gabriel Laurent

Responsable Marketing

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